Logements - Résidence étudiante, Plateau de Saclay
  • Année
    2019
  • Lieu
    Gif-sur-Yvette (91) - Zac du Moulon -
  • Client
    DReAM Promotion
  • Programme
    Résidence étudiante (185 chambres) - Logements libres (35) - Commerces (1400m²) - Parking
  • Type
    concours – projet lauréat
  • Calendrier
    Livraison 2019
  • Budget
    13.3 M€.HT
  • Surface
    8500 m² sdp
  • Architecte
    Béal Blanckaert
  • Collaborateurs
    H.Verniers - A.S.Garbe - E.Caillau - T.Lecourt - M.Favier
  • Perspectiviste
    Antoine Dandois

Le projet du lot A3 sud se fonde sur des principes simples et opérationnels :

Le caractère ambivalent de la situation urbaine nous amené à offrir deux visages au projet.

D’une part une façade urbaine, sobre, calme qui s’adresse à la ville et qui abrite une succession de commerces en son socle.

D’autre part, une façade paysagère, creusée, qui s’ouvre sur le sillon et laisse place à l’appropriation des résidents, des habitants et offre des lieux de rencontre en plus de lieux de passage.

 

Nous saisissons toutes les opportunités qu’offrent le site (légère topographie) et le plan (salons partages que nous disposons en façades) pour fragmenter, subdiviser la grande longueur de la façade sud. Ceci, au profit d’un dessin à échelle humaine. Nous voulons éviter l’écueil du "grain trop gros" qui sied plus aux institutions d’enseignement qu’aux opérations de logements. Les grains plus fins  que nous créons correspondent à la ville que nous aimons, faite de rythmes et de scansions verticales. Alternative à la monotonie  qu’engendrerait une façade longue et unitaire, nous mettons en place ce principe en combinant urbanité homogène et architecture variée, a l’image de la mixité qu’intègre tout quartier, fait de collectif et d’individualités.

Le thème de la faille "traverse les échelles" du projet ; elle se déploie de l’échelle urbaine jusqu’à l’échelle architecturale.

Nous ménageons ainsi une série de retraits verticaux qui fractionnent l’ensemble et proposent des espaces partagés, baignés de lumière naturelle.

Des archétypes classiques sont ici revisites : Fenêtres en hauteur, a l’échelle de l’homme, permettant de maintenir un contact visuel entre l’intérieur du logement et le sol de la ville. Des façades minérales, pérennes et robustes, aux dominantes claires, typiques "ile de France".

Des volets  classiques. L’utilisation du béton, de la pierre, du bois et du verre, matériaux ancrés et pérennes, confèrent aux façades une élégance sobre, avec des "rehausses joyeuses" aux droits des halls et des baies vitrées des commerces. Nous assumons cette relative neutralité car, de notre point de vue, le logement doit constituer "le fond de la ville" sur lequel émergent les équipements publics et les institutions. Pour cette raison, nous affichons une unité en tentant de fabriquer, comme le dit Bernard Huet, du "banal sublime".